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La faim dans le monde, un problème insoluble ? Des spécialistes répondent.

Publié par Objectif Développement , le

Ismail_serageldin.jpgL’éradication de la faim dans le monde, le projet d’un doux rêveur ?

Alors qu’en 2000, 189 pays signataires des Objectifs du Millénaire pour le Développement se fixaient comme but la réduction de moitié du nombre de personnes souffrants de la faim, le sommet de l’ONU de 2010 n’a pu que constater le retard pris. En effet, aujourd’hui, près d’un milliard de personnes dans le monde (925 millions) souffrent encore de la faim, soit près de 15% de la population mondiale ! Il y a pourtant des solutions qu’évoqueront les invités de la conférence « Vers l’éradication de la faim », les 19 et 20 mai, au Collège de France. Mais elles nécessitent, pour être mises en oeuvre, une véritable volonté politique.

Dans sa leçon inaugurale, le Professeur Ismail Serageldin avait identifié des actions qui, menées simultanément, permettraient de faire reculer efficacement la faim dans le monde.

Parmi ces solutions : la réforme des politiques et marchés agricoles, le soutien aux petits producteurs, une meilleure gestion et économie des ressources naturelles sont des pistes qui pourraient accroître la productivité, faire accéder les femmes à plus d’autonomie et aider les personnes les plus démunies, les « ultra-pauvres » selon l’expression du professeur. Une réelle volonté des États concernés  est néanmoins nécessaire pour réaliser ces objectifs.

Pour y voir plus clair sur ces différents moyens et leur mise en oeuvre, l’AFD a réalisé un entretien avec des intervenants de la conférence internationale « Vers l’éradication de la faim ». Organisée par le Professeur Ismail Serageldin, titulaire de la chaire « Savoirs contre pauvreté – AFD » du Collège de France, soutenue par l’Agence Française de Développement, elle se tiendra les 19 et 20 mai.

D’éminents spécialistes interviendront : scientifiques, acteurs de terrain, hommes politiques et philosophes.
Présentation des intervenants de la conférence « Vers l’éradication de la faim » interviewés

Margaret Catley-Carlson est membre du conseil consultatif sur l’eau et l’assainissement du Secrétaire général de l’ONU ainsi que du conseil sur l’eau du Forum économique mondial. Elle a également été Secrétaire d’État à la Santé au Canada.

Michel Griffon est conseiller scientifique de l’Agence nationale de la recherche (ANR) et président du conseil scientifique du Fonds français pour l’environnement mondial (FFEM).

Peter C. Doherty a reçu le Prix Nobel en physiologie ou médecine en 1996 avec Rolf Zinkernagel pour avoir découvert comment le système immunitaire reconnaît les cellules infectées par un virus.

Les questions abordées dans l’entretien

1/ Les petits exploitants, des acteurs essentiels pour éviter les crises de demain ?
2/ La production de protéines animales, clé de l’équilibre alimentaire Nord-sud
3/ Les biocarburants, opportunité ou illusion ?
4/ La conservation des sols et le changement climatique
5/ Pourquoi les OGM sont si  mal perçus par l’opinion ?
6/ Quels sont les principaux freins à la mise en oeuvre des solutions pour éradiquer la faim ?

Vous retrouverez les deux premières questions en ligne aujourdhui : la première à 14h00 et la seconde à 18h00. Les deux suivantes demain, puis les deux dernières vendredi aux mêmes horaires.

N’hésitez pas à contribuer par vos commentaires et suggestions sur chacune des questions : ils seront utilisés lors de la conférence !

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Pour plus d’informations sur cette conférence :

Crédits photo : Elke Wetzig Elya – Wikimedia

Classé dans : Agriculture Croissance Environnement Témoignages
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2 réponses à "La faim dans le monde, un problème insoluble ? Des spécialistes répondent."

  1. OGM= contre l’environnement, négatif etc…
    Quelle différence entre riz hybride (c’est comme cela qu’il le qualifie en Chine), riz OGM?
    Ce qui me semble important, c’est:
    -que le paysan ne dépende pas d’autrui pour ses semences (donc, il faut qu’il puisse garder une partie de sa récolte pour les futures semences s’il le souhaite)
    -que ces semences ne demandent pas trop d’intrants (engrais, eau, pesticides etc..). Souvent les variétés traditionnelles sont moins productives , mais sont plus robustes et supportent des conditions plus défavorables (sécheresse, inondation, criquets etc…). Il vaut mieux produire un petit peu que perdre la totalité de sa récolte lors d’une campagne.
    -comment limiter les pertes après récolte

  2. Bonjour et merci pour vos apports ! N’hésitez pas à commenter la question sur les OGM qui paraitra vendredi à 14h00 !