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[Vidéo] Conférence AFD/Institut Veolia Environnement – Lutte contre la pauvreté : quel apport du secteur privé ?

Publié par Objectif Développement , le

Comment concilier lutte contre la pauvreté et qualité de l’environnement ?

C’est la question que se sont posés de nombreux chercheurs et personnalités du monde de l’entreprise et du développement lors d’une conférence organisée par l’Institut Veolia Environnement et l’AFD les 27 – 28 juin derniers à la Maison de la Chimie.

Nous avons demandé aux différents intervenants  quel peut être le rôle du secteur privé dans la lutte contre la pauvreté. Découvrez leurs pistes de réflexion en vidéo et notre résumé ci-dessous.

Marc Engel – World Business Council for Sustainable Development

Le WBCSD estime qu’il faut aujourd’hui adopter une perspective commerciale à l’égard des pays en développement, et dépasser l’approche philanthropique qui dominait jusqu’ici. En suivant les préceptes de la responsabilité sociale au sein des entreprises, il s’agit d’identifier les opportunités commerciales viables sur le long terme. De plus, leur impact sur la vie des populations locales peut être significatif.
Depuis 10 ans, le WBCSD soutient des initiatives dans le business « inclusif », c’est-à-dire qu’il souhaite travailler avec tout type d’acteur économique, même le « bas de la pyramide », autrement dit les populations pauvres. Le but de ces interactions est de faire baisser le coût des transactions pour les entreprises, ce qui permettrait d’offrir des produits et des services à un faible coût, et ainsi intégrer les personnes démunies dans le circuit de distribution économique.

Paul Van Aalst – E+CO Europe

Fournir de l’électricité propre, telle que la biomasse pour la production industrielle, faciliter l’accès à une eau potable, voici les priorités de l’organisation E+CO Europe. Les investisseurs doivent toutefois assurer un retour financier en s’assurant de la solidité de l’entreprise qu’ils auront créée et soutenue. Au-delà de l’aspect commercial du projet, c’est l’impact sur l’environnement social qui compte : apporter de la croissance aux pays en difficulté, éviter les émissions de carbone pour promouvoir un développement responsable, faciliter l’accès à l’eau potable, etc.
Des modèles de business ont été peaufinés ces dernières années en investissant majoritairement dans des pays d’Afrique et d’Asie. S’ils sont utiles pour commencer une activité, l’adaptation de ces modèles aux problèmes particuliers et demandes de chaque pays représente la voie à suivre. Élaborer des solutions « sur-mesure » pour le développement va à l’inverse de ce qui a été fait jusqu’à présent.

Benoît Ringot – Grameen Veolia Water

Cette entreprise créée en 2008 a tenté de résoudre les problèmes d’accès à l’eau potable des populations du Bangladesh, qui souffrent d’une pollution à l’arsenic de leurs ressources. En suivant les préceptes du social business élaborés par Muhammad Yunus (lien), selon lesquels les pertes ne sont pas possibles et les dividendes ne sont pas redistribués à des actionnaires, l’entreprise peut ainsi réinvestir tous ses profits dans le projet.
De nouvelles méthodes de travail ont également fait leur apparition. Ainsi, Grameen a travaillé de concert avec une anthropologue afin de mieux connaître les populations locales et faciliter les échanges, ce qui est une première. Reste le problème de savoir à quels gouvernants s’adresser pour mettre en place ces solutions à l’échelle du pays…

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